Geek Gamer Night

, par  Laurent , popularité : 1%

Cette dernière soirée jeux a connu un concept unique : celui d’avoir pu être suivi en direct sur Internet, ici même. Relativisons, nous ne sommes pas la Trictrac TV qui a réussi l’exploit de diffuser en live tout le Festival des jeux de Cannes et qui a attiré plus de spectateurs.

Voici dans l’article ci-dessous le résumé de ce que vous avez manqué si vous n’avez pas été là ou si n’avez pas vu le « live ». Durant cette soirée, nous avons joué à Race for the Galaxy, à Pandémie et à À l’ombre des murailles.


20:00

Arrivée des premiers convives : Aude et Yann. Visiblement, la remise des Victoires de la Musique au Zénith fait de la concurrence à ma soirée et il était difficile de trouver des places pour se garer.

20:20

Arrivée de Séb. Nous commençons un apéro autour de divers légumes à grignoter. Car, oui, nous avons laissé tomber les grasses chips de pomme de terre pour une nourriture plus saine : céleri et choux-fleur. Par contre, nous buvons toujours comme des trous l’excellent vin blanc d’Alsace que nous rapporte à chaque fois Yannou.

Puis, nous avons déplié la table et lancé la vidéo en live.

21:00

Race for the Galaxy

Voici un jeu arrivé récemment dans ma ludothèque. Je ferais une fiche prochainement, quand j’aurais un plus grand nombre de parties au compteur. Après une demi-heure à expliquer les règles, nous sommes fin près à jouer.

Le but de Race for the Galaxy consiste à développer son empire galactique pour arriver premier en nombre de points de victoire quand tout son plateau sera rempli de cartes. Il s’agit d’un jeu sans affrontement direct entre les joueurs, mais où la multiplicité des stratégies permet d’arriver à la victoire de manière varié.

Bien qu’il ne s’agisse pas d’un jeu à collectionner, comme à Magic : l’assemblée le nombre de cartes et leur utilisation permet de bonnes combinaisons à qui saura les dénicher. C’est ce qui permettra au meilleur joueur d’avoir un atout décisif pour vaincre.

J’ai commencé avec le monde de départ nommé « Epsilon Eridani ». Connaissant mieux les rouages du jeu, j’ai pu prendre une avance certaine pendant les premiers tours, jouant avec les phases de production et de vente alors que les autres joueurs découvraient seulement les subtilités du jeu. C’est Séb qui après m’avoir bien observé a compris la stratégie à suivre. Il a vu ce qu’il fallait faire quand on commence avec les cartes de départ du monde « Alpha Centauri ». Il comprit très vite qu’il fallait qu’il joue les combinaisons à base de marron. Yann qui d’habitude est plus vif n’a pas saisi tout de suite les avantages de la « Nouvelle Sparte ». Un jeu de départ à composante exclusivement militaire et qui se démarque des autres. Aude quant à elle avait le monde restant : « La colonie perdue de la Terre ». Elle a eu extrêmement de mal à s’imprégner du jeu.


21:45

C’est à peu près le moment qu’a choisi Yodok pour arriver. Il assista dubitatif à la fin de la partie.

Séb, donc, comprit très vite l’intérêt stratégique de son paquet de carte et me rattrapa peu à peu. Il pu poser la « Ligue minière », un développement à 6 bien combiné avec son plateau de jeu à dominante marron qui fit sauter son nombre de points de victoire à la tête du classement. Yann compris également l’intérêt stratégique de son jeu purement militaire mais trop tard. Il réussit tout de même à utiliser les actions des autres joueurs pour creuser sa place au soleil. De mon côté, mon avance se réduisit à peau de chagrin, ne réussissant pas à prendre parti des actions des autres et a avoir une bonne main correspondant à la stratégie de mon jeu. Mes ventes de carte pourtant prolixes aboutirent, sur plusieurs tours, à des piochages extrêmement calamiteux. Ma seule consolation fut la rétention de cartes qui auraient pu être très utiles à Yann.

Au final :
- 1er Séb avec 45 points bien mérités,
- 2e Yannou avec 32 points,
- 3e Meszigs avec 30 points et
- 4e Aude avec 26 points.

En conclusion, Race est un jeu aux multiples possibilités qui reste vraiment à approfondir.


22:30

Après avoir rangé le jeu qui fut remplacé par les couverts sur la table, je sortis les saumons en papillotes qui attendaient sagement et tout chaud dans le four. L’heure du repas avait sonné. Occasion pour nous de discuter de choses et d’autres. « Alors, comme ça, tu pars en Guadeloupe en vacances ? » ou « Et le petit dernier, il va bien ? ». Après la dégustation du plat principal, nous avons décidé d’attendre un peu pour prendre le dessert. Alors, nous avons entamé le jeu suivant.

Pandémie


23:30

Pandémie est un jeu qui se joue à quatre et nous étions cinq. Pour régler ce problème j’ai décidé de sortir les personnages de l’extension Au seuil de la catastrophe. Je ne m’en était encore jamais servi. Ce fut à nos risques et périls car si j’ai déjà gagné des parties à deux joueurs ; jamais nous n’avions encore réussi le jeu à quatre joueurs. Alors à cinq, il fallait que nous soyons concentrés.

Pandémie est donc un jeu coopératif, c’est à dire que l’ensemble des joueurs se liguent contre les mécanismes du jeu lui-même. Il s’agit de trouver les remèdes de quatre virus qui se répandent sur la planète avant que le seuil de contamination soit critique.

Nous avons joués deux parties ce soir là. Durant la première, nous avons dominé le jeu. Nos rôles complémentaires nous permettant de bien échanger les cartes et de se déplacer facilement sur la planisphère. Le rôle de Médecin détenu par Yodok nous permit de contenir les éclosions pendant que nous nous concentrions sur la recherche de remèdes en échangeant des cartes.


 [1]

Alors que nous allions découvrir enfin tous les remèdes, un mauvais choix tactique nous a été fatal. Nous avons laissé la ville d’Essen avec trois cubes pensant que nous ne risquions pas grand chose. La carte Essen ayant déjà été tirée. Nous pensions pouvoir ainsi attendre jusqu’au joueur suivant. C’était sans compter le tirage d’une carte « Épidémie ». Les cartes Propagation ont été remélangées et la carte « Essen » est la première a être tombée. Une réaction en chaîne d’éclosions nous a été fatale.


01:15

Entre les deux parties de Pandémie, nous avons fait une courte pause pour déguster les deux desserts que nous avaient apportés Aude et Séb. Aude avait préparé un excellent crumble aux pommes et Séb nous a permis de goûter à son fameux gâteau au yaourt et au citron.

De retour à Pandémie avec une nouvelle distribution des rôles qui nous a été moins favorable qu’à la partie précédente. Avec notamment des rôles de la nouvelle extension dont nous n’avions pas l’habitude et dont l’utilisation nous a paru plus difficile. En plus, le tirage des cartes Propagation n’a pas été favorable non plus et beaucoup de villes avec trois cubes se sont trouvées côte à côte. Nous avons un peu pataugé pour établir une stratégie viable, alors que l’épidémie était plus rapide à se répandre que lors de la partie précédente. Nous avons été battu à plate couture avec une réaction en chaîne incroyable, qui a mis en scène quatre villes d’un coup.

Pandémie est un jeu coriace. C’est peut-être ça qui lui donne un goût de reviens-y. Mais à force, il risque de finir par lasser. À moins que nous soyons, vraiment très nuls.


02:30

C’est l’heure de la pause café. On range le jeu, on discute cinéma, boulot... Puis, certains décident de nous quitter pour se coucher. Aude m’emprunte quelque DVD et s’en va avec Yodok. Il ne reste pour le jeu suivant que Séb, Yann et moi. Séb nous propose de tester une nouveauté.

À l’ombre des murailles


03:00

À l’ombre des murailles est un jeu allemand, édité en français par l’éditeur québécois Filosofia dont le thème et la mécanique surfent sur le succès de Caylus et des autres jeux « à la Ystari ».

Comme dans Caylus, le jeu consiste à entreprendre la construction d’un château en plaçant ses meeples sur les cases où l’autre ne s’est pas installé. Mais, c’est en choisissant les rôles à chaque tour à la manière du jeu Mission Planète Rouge qu’on choisit les actions à faire.

L’expérience de Séb, propriétaire du jeu, ne s’est pas démenti. Il a tout de suite comprit l’importance de l’Architecte au moment opportun. Ainsi, Yann et moi lui avons donné beaucoup de points en construisant sous son influence. De mon côté, comme à chaque fois que je ne connais pas le jeu, j’ai joué la prudence en évitant de me placer sur les constructions trop onéreuses ou trop aléatoires. Ainsi, avec cette stratégie, je ne me suis pas mis en avant et j’ai pu placé mes meeples un peu partout sans forcément être devant à chaque fois. Yann a pris des risques, il a misé dès le départ sur ce qui rapporte de l’argent plus que sur les points de victoire et a laissé beaucoup d’avance à Séb.

Au final :
- 1er Séb avec 94 points,
- 2e Meszigs avec 82 points et
- 3e Yannou avec 76 points.

À mon avis, À l’ombre des murailles est un bon petit jeu. Il est suffisamment complexe sans être trop long. Mais les mécanismes ont été déjà vus et revus ; de même que le thème. En plus, il faut aimer les additions. Je pense ainsi qu’il ne fait donc pas le poids vis à vis de jeux stars comme Caylus.

Ce n’est pas forcément l’avis de Séb qui a laissé son opinion du jeu sous son pseudo sur Trictrac, ici.


05:00

Ainsi, le grand vainqueur de la soirée fut Séb. Et comme toutes les bonnes choses ont une fin, il a bien fallu à un moment arrêter de jouer et se quitter en se promettant de se retrouver rapidement pour une prochaine soirée jeux.

Bonus

Le live

Et oui, le soir même de la soirée, vous pouviez assister à toute la soirée jeux depuis chez vous sur ce présent site web. Le site de la Trictrac TV l’a fait le même jour pour le Festival des Jeux de Cannes, il fallait que je me tienne à la hauteur. Certes, une très grosse foule de gens étaient au rendez-vous, car nous avons cumulé jusqu’à trois visiteurs (nous exceptés). Une foule je vous dit. C’est vrai, je le conçois, outre m’amuser personnellement avec mes trucs de geek, l’intérêt de dette expérience n’était pas très élevé.

Voici ci-dessous deux exemples du déroulement des opérations [2]

Voici 5 minutes 9 de Race for the Galaxy :

Et 1 heure 23 de Pandémie [3] :

[1Oui, c’est la photo de l’avant dernière soirée jeux, car j’ai oublié de prendre le plateau de en photo ce soir là.

[2Il se peut que ça peine à charger, la bande passante du site amerloque qui héberge le live n’est pas très élevé quand de n’est plus en live, justement. N’hésitez pas à recharger ou à double-cliquer sur l’image.

[3Avec coupure involontaire du son durant la prise de vue.