Geek gamer night

, par  Laurent , popularité : 2%

Samedi dernier, le rendez-vous était donné vers 19 heures 15 pour une nuit entière de jeux non-stop. C’est vers 7 heures 15 le lendemain que s’est terminée cette formidable rencontre.

Au final, nous aurons joué à cinq jeux différents en testant trois nouveautés : Pandémie, Aux Pierres des Dragons, SmallWorld, Sylla et Mykerinos avec l’extension Le Nil.

19 heures 15, arrivée des premiers convives : Yann et Nico. S’en suit des discussions autour d’un Martini rosato en guise d’apéro sur le thème de District 9, de Tarantino, des nouveautés ludiques, filmiques, professionnelles. On se donne aussi des nouvelles des amis absents. Aude arrive sur ces entre-faits. On décide alors de tester Pandémie avant l’arrivée de Yodok, car il ne se joue qu’à 4.

Pandémie

Voici un jeu coopératif qui est sorti l’année dernière et qui est plutôt d’actualité quand on pense à la psychose autour de la grippe A(H1N1) en ce moment. Il a été apporté par Nicolas. Le but est simple : l’équipe de joueurs doit collaborer pour trouver le remède à quatre maladies qui vont éclore sur la planisphère. Comme tous les jeux coopératifs, les joueurs jouent ensemble, en équipe, pour vaincre les mécanismes du jeu lui-même.

Contrairement à l’habitude dans ce genre de jeu, les règles de Pandémie se révèlent d’une surprenante simplicité. Les maladies déboulent sur la carte et il faut les soigner tout en en trouvant le remède. Les joueurs doivent, en fonction de leur rôle, œuvrer pour que les quatre remèdes aux quatre maladies soient trouvés avant la neuvième éclosion. La partie démarre lentement, mais avec l’arrivée toujours plus rapide de nouvelles souches et l’apparition des cartes « Épidémies », la partie s’emballe et une tension impitoyable monte crescendo pour les joueurs jusqu’à l’ultime fin du jeu.

Nous avons eu le temps de faire deux parties. La première s’est relativement bien déroulée. Le remède jaune a été trouvé très rapidement car j’avais eu une bonne main. Les remèdes suivants ont été découverts sans grosses difficultés, car Nico, le chercheur, a bien pu optimiser l’échange de carte avec Yann. Toutefois, alors qu’il nous manquait l’ultime remède, les éclosions se sont multipliées jusqu’à nous faire perdre la partie de justesse.

Aussitôt, nous avons décidé de refaire une partie. Cette deuxième s’est montrée plus coriace que la précédente. Les épidémies et les éclosions se sont enchaînées rapidement alors que nous n’arrivions pas à nous échanger les ingrédients nécessaires aux remèdes. Mon personnage de chercheur n’a pas été d’une grande aide. Cette fois-ci, j’avais une mauvaise main.

Nous avons donc une nouvelle fois rapidement perdu la partie avec seulement un remède trouvé. Peut-être qu’une subtilité du jeu nous a échappé. Mais cette frustration m’a en tout cas donné envie d’y rejouer le plus rapidement possible. (À bon entendeur...)

La partie achevée, nous avons dressé la table pour nous préparer au repas. Celui-ci fut constitué d’un mezze composé au choix de chacun de légumes à croquer, de verrines d’avocat au saumon, de feuilles de vigne farcies, de petits poivrons farcies, de blinis au houmous ou au tzaziki, de brochettes au fromage, de brochettes de porc à la citronelle, de brochettes de bœuf à la menthe, etc. Le tout accompagné par le vin blanc d’Alsace de Yann ou par la bière belge de Aude. Le Yodok est arrivé vers 22h00, pendant que nous mangions. Il avait déjà dîné, mais nous l’avons obligé à goûter à tous les plats.

Aux Pierres des Dragons

Voici un classique de chez Days of Wonder que j’aime bien et qui était dans la valise de sieur Yodok. Ce fut le deuxième jeu auquel nous avons joué.

Aude, pourtant la seule a ne pas connaître le jeu a bien manœuvré lors du premier tour et à rafler 2 points de victoires d’un coup, contre 0 pour les autres. Je rappelle qu’il faut 3 points de victoire pour gagner la partie. Aux tours suivants, nous nous sommes tous méfiés de Aude. Yann, achetant systématiquement la pièce noire a veillé à ce que Aude ne gagne pas la partie sur un malentendu. Par la suite, chacun d’entre nous a pu récupérer un point de victoire à commencer par Nico, Yann, puis moi et rattraper tant bien que mal l’avance de Aude.

C’est le Yodok qui va le premier va réussir à se mettre au même niveau que Aude, avec 2 points de victoire également. Et le tour décisif s’est joué entre ces deux là, à la faveur d’une enchère sur la Sorcière strictement égale en or et en argent entre Yann et Nico. Ce tour ci, la pièce noire n’a été gagnée par personne. Yodok, alors le plus riche, a oublié (sic) que la pièce noire n’était détenue par personne a cru que Yann ne bluffait en disant qu’il allait empêcher quiconque de gagner. Il n’a rien misé faisant de fait gagner Aude in extremis. Malgré une mise minable, elle a réussi à obtenir son troisième point de victoire. Encore bravo à Yodok pour cette brillante prestation !

Un petit café plus tard, nous fûmes prêts à nous lancer dans la partie suivante.

Small World

Small World est en quelque sorte un « remake » de Vinci. Une version toutefois ciblant un public plus jeune et plus large avec un thème se voulant rassembleur. Nicolas l’avait apporté et c’était pour nous tous, Yann excepté, une première.

Contrairement au jeu d’origine, les scores de chacun restant cachés, nous empêchèrent de bien évaluer où en étaient chaque joueurs. Si l’avantage de ce système est de limiter le « king making », il a le désavantage de désorienter les joueurs, ne sachant pas à quel niveau ils se trouvent par rapport aux autres.

Lors de notre partie, les bons scores effectués au premiers tours par certains, cachèrent en réalité les progrès des suivant. C’est la raison pour laquelle tout le monde s’est focalisé sur les gains de Nico et Aude. Jusqu’au moment où l’annonce deux tours de suite d’un gain dépassant les 20 points par tour pour Yann modifia l’opinion public et la retourna contre lui. Mais c’était peut-être trop tard.

Au final d’un jeu plutôt fouillis et moins haletant que le Vinci que je connais et apprécie, c’est Yann qui l’a emporté avec 90 points. Et oui, quand on ne connaît pas les scores, il y a pas de poursuites infernales et de tentatives pour se coiffer au poteau. Le deuxième fut Yodok avec 83 points, derrière Aude et moi ex æquo avec 75 points suivit de très près par Nico et ses 71 points.

En bref, s’il n’est pas dénué d’intérêt, Small World reste très fouillis et avec l’ajout d’un peu de hasard avec les dés, il se révèle beaucoup moins stratégique que l’original Vinci. Même si j’ai pris du plaisir à y jouer, je préfère tout de même toujours l’ancienne version.

À ce moment, il fut le temps de déguster un petit dessert. Un brownie accompagné de deux boules de glace en fit office. Il fut suivit à nouveau d’un petit café et le Yodok en a profité pour nous montrer des vidéos de sa fierté : son petit Louis. Puis, après une petite séance nostalgie de « heuz ! » en DVD, le Yodok nous quitta sur les coups des 2 heures du matin. Il était temps pour nous d’entamer une partie de Sylla, jeu qui figurera bientôt à coup sûr dans la rubrique « Ludothèque » de ce présent site web.

Sylla

Sylla se veut être un Res Publica Romana light. Le thème est simple : faire triompher son clan politique tout en empêchant collectivement la chute de Rome. C’était une première pour nous. Ainsi, Aude s’écroulant de sommeil à l’explication des règles, nous quitta pour faire un somme sur le canapé.

Après plusieurs tours de chauffe nous permettant de bien appréhender les règles, Yann nous montra ses talents pour ramasser un maximum d’argent et pour recruter un grand nombre de sénateurs. Il présentait une puissance politique indéniable qui lui assura la position de Premier Consul durant toute la partie. Nicolas, quant à lui avait une force de frappe importante pour résoudre les évènements désagréables qui nous tombaient dessus, mais n’a pas su en tirer parti. De mon côté, sans le sou et sans soutien politique, j’étais toujours dernier lors des votes. Mais j’ai eu à plusieurs reprises la chance d’avoir pu acquérir peu cher un arc de triomphe et des statues ce qui m’a propulser loin devant dans le classement. De plus, avec Yann, j’ai pu échapper aux crises et à la famine ce que n’arriva pas à faire Nico, ce qui creusa l’écart.

Ainsi, au final, à la construction de l’Ecclesia j’ai pu terminer premier avec 130 points. Yann était derrière moi avec 120 points et Nico termina tristement troisième avec 108 points. Il s’agit d’un jeu à retenter. Même s’il me parait un peu sec, il doit sûrement receler un potentiel à découvrir après quelques parties. C’est l’achétype du jeu Ystari, très intéressant et bien huilé. Toutefois, il est moins à mon goût que peuvent l’être Caylus ou Mykerinos.

Il devait être alors vers les 5 heures du matin à l’horloge. Aude s’était réveillée avec une pêche d’enfer et était partante pour un nouveau jeu. Je sortis alors Mykerinos avec l’extension Le Nil.

Mykerinos

C’est de nouveau parti pour une explication des règles. Mykerinos est un jeu de majorité rapide où le dilemme pour le joueur se situe entre investir dans les fouilles du désert égyptien et investir dans le British Museum. L’extension Le Nil rajoute un type particulier de parcelle : le fleuve et donc un nouveau mécène : Lord Greenwich.

Cette fois, c’est à Nico de ne plus trop avoir la pêche. L’heure tardive lui fait zapper une partie des règles. Il se trouva un peu désorienté lors du premier tour, ce qui lui fit rater des occasions d’attraper un grand nombre de mécènes. Pendant ce temps, Yann et Aude se disputèrent la majorité sur la plus part des parcelles du désert avec un petit avantage pour Yann. Ne préférant pas participer à ce jeu agressif, je réussis à faire mon petit bonhomme de chemin en étant second sur un grand nombre de territoires. Nico, quant à lui tenta de compenser son faible nombre de mécène avec une forte présence au musée.

Au final, j’ai terminé premier avec 50 points. Yann fut deuxième avec 45 points. Nico arriva troisième après une bonne remontée avec 38 points et enfin Aude, bonne dernière avec 31 points.

J’aime bien Mykerinos, mais j’ai encore du mal à trouver la plus-value de l’extension Le Nil. Peut-être qu’il faudra refaire une partie, mais il m’a semblé que Le Nil embrouillait le jeu plus qu’il ne l’améliorait.

La partie pris fin à 7 heures du matin et nous nous quittâmes un quart d’heure plus tard avec l’envie de trouver encore le moyen de nous réunir à nouveau pour pousser des pions et manipuler du carton. Vivement la prochaine.

- Musique d’ambiance :