Hors Forfait

, par  Laurent , popularité : 2%

A Paris, l’offre culturelle est très riche et même en été. Alors que c’est la période où le parisien moyen, lui va s’offrir des vacances là où il ne se passe rien d’habitude le reste de l’année, quand il n’est pas là.

Par exemple, le parisien, va voir les nouvelles pièces de théâtre à Avignon au mois de juillet. Moi, je reste à Paris pour voir les nouveautés.

Et jeudi dernier, j’ai vu Hors Forfait au théâtre Rive Gauche, dans le quartier de la Gaîté.

Hors Forfait

Le concept de cette pièce est simple : les acteurs ne communiquent quasiment que par téléphones interposé.

A l’heure où la communication électronique prends une place toujours grandissante dans les rapports humains [1], l’idée de baser toute une pièce de boulevard uniquement sur ce mode de communication mobile parait aller de soit. Mais en réalité, Hors Forfait est le précurseur et le concept se montre assez original en accumulant toutes les formes de quiproquo que la multiplication téléphonique peu engendrer entre les doubles-appels, les conférences multiples avec plusieurs téléphones, les textos...

La pièce montre autre chose, c’est la non communication. Plus on diversifie les moyens de communiquer, même à distance, moins on dialogue. On parle mais on n’écoute plus.

Toutes les idées et tous les ingrédients seraient donc là pour proposer une pièce de théâtre révolutionnaire. Excepté un couac : l’intrigue est molle du genou. On nous annonce une pièce de boulevard modernisée, on obtient au final une pièce de ruelle.

L’histoire : une jeune femme, Nathalie, vient d’apprendre qu’elle est enceinte juste après que son petit ami Antoine lui annonce qu’il ne veut pas d’enfant. Elle cherche donc conseil et réconfort téléphonique auprès d’Hélène sa meilleure amie dont c’est l’anniversaire. Parallèlement à ça, une autre jeune femme Joe, l’ex d’Antoine seule et au chômage, va tenter de remplir sa morne vie en organisant la soirée d’anniversaire d’Hélène.

Les acteurs s’acharnent avec talent à tenter de faire lever une sauce qui prends pas. Malgré quelques gags et quelques piques bien senties où on esquisse quelques sourires, je n’ai pas réussi à entrer dans cette histoire mollassonne, inintéressante et manquant sérieusement d’ambition vis à vis du concept d’origine de la pièce. Une écriture qui aurait peut-être demandé plus de travail. C’est dommage. L’idée était là, mais au final, le tout fait un peu brouillon.

Sur le même thème, je vous conseillerais de revoir le film : Denise au téléphone. En amerloque : Denise calls up.

[1La preuve, même les plus réfractaires doivent composer : Gaël s’est mise à Windows Live Messenger (ex-MSN M) et Yann laisse des commentaires sur ce blog. C’est pour dire.