Vu, lu et entendu

, par  Laurent , popularité : 2%

Si tant est que je puisse être prescripteur de quelque chose, voici un petit aperçu de ce que j’ai pu voir, lire ou entendre ces temps-ci. L’article suivant évoquera Sherlock Holmes, Dexter saison 4, le livre Suprématie et un peu de musique avec Skip the Use et Jo Hye Ryun. Et vous, vous en pensez quoi ?

Sommaire

- Sherlock Holmes, le film
- Dexter, saison 4
- Suprématie
- Skip the use
- Bonus : Nuit de folie d’après Jo Hye Ryun

Sherlock Holmes

Voici le duo composé de Sherlock Holmes et du Docteur John Watson à la poursuite de Lord Blackwood. Ce dernier est coupable d’une série de meurtres rituels à caractère sectaire. Cet homme semble doté de pouvoirs paranormaux. Mais peu d’énigmes semblent échapper à ce Sherlock Holmes beaucoup plus rock’n roll que le Sherlock Holmes dont on a pris l’habitude dans les adaptations télévisuelles. Ici, notre héros est manipulateur, dépressif, alcoolique (voir drogué), bagarreur et parfois complètement inconscient.

Habituellement, j’aime le cinéma de Guy Ritchie. Il nous a habitué à un cinéma décalé, plein d’humour et peuplé de mafieux ringards. J’avais adoré Crime, arnaque et botanique et Snatch. J’avais déjà évoqué ici Rock’n rolla. Avec Sherlock Holmes, il nous sert un habile film Hollywoodien. On passe un bon moment à le regarder. Il y a un peu d’humour et d’action. Mais le tout reste un peu fade. En tout cas, je reste sur ma faim et je ne retrouve pas le côté incisif et modeste de ses précédentes réalisations. Une franchise est née. À coup sûr, il y aura une suite.

Dexter, saison 4

Ça y est ! Je viens de terminer les douze épisodes de la saison 4 de Dexter qui débute seulement sur Canal +.

John Lundy, l’ex-amant de Debra Morgan, la sœur de Dexter, revient à Miami pour traquer Trinité, un tueur en série qui sévit dans tous le pays depuis 30 ans. Debra en est bouleversée. Dexter quant à lui, vient de s’installer définitivement avec son épouse Rita. Il vient de devenir Papa. Ainsi, il tente de concilier son métier de légiste, son statut de père de famille et son activité de tueur en série. Mais le manque de sommeil le met en danger et lui fait commettre de lourdes erreurs. Surtout qu’il veut mettre Trinité à son tableau de chasse avant que ses collègues de la Criminelle ne remontent la piste de Lundy.

Cette saison revient à des épisodes plus trashs et dérangeants, comme le furent les deux premières saisons. Toutefois, les premiers épisodes sont un peu mollassons. Il faut vraiment attendre les tous derniers de la saison pour que le suspense et la tension décollent un petit peu. Bien qu’elle n’arrive pas à la cheville des deux premières saisons, cette dernière reste bien au dessus du niveau de la très moyenne troisième. Souvenez-vous, j’ai déjà évoqué ces précédentes saisons ici. Vu le cliffhanger de la toute dernière scène de l’épisode final de la saison 4, il y en aura sûrement une cinquième l’année prochaine.

Suprématie

L’Amas est de plus en plus dominé par un empire à vocation hégémonique appelé la Suprématie. Face à cette menace, se dresse le Soyouz, une organisation mercenaire qui possède une immense nef de guerre sur-armée : le Doukh . Cette nef est administrée par une IA omnipotente, Mnémosyne, et est commandée par l’implacable Capitaine Konstantin Alcaino, ancien suprémate repenti. Le Soyouz vend ses services aux planètes encore libres qui désirent se défendre contre la Suprématie. Alcaino trouvera-t-il le moyen d’en finir une fois pour toute avec cet empire du mal ?

Voici une histoire acceptable malgré quelques longueurs. Le tout donne un roman sympathique, sans plus. On y retrouve beaucoup de thèmes chers au space-opera, mais sous exploités dans ce livre alors qu’ils l’ont déjà été surexploités par-ailleurs. De plus, la légèreté de l’équipage du Doukh me fait plus penser à celui de La Croisière s’amuse qu’à celui d’une nef de guerre.

La lecture de ce roman m’amène une réflexion. Je ne retrouve plus à la lecture de ce genre de nouveauté le souffle, l’émotion, la passion qui m’étreignait il y a quelques temps déjà, lorsque j’ouvrais un pavé de la taille de celui. Je me souviens de la fascination qu’ont eu pour moi des livres comme ceux de la série de Fondation d’Isaac Asimov ou encore de la série Hypérion de Dans Simmons. Ces temps-ci, je ne tombe que sur des œuvres, certes honnêtes, mais sans la saveur de ces grandes sagas que j’ai pu connaître dans le passé. Quand retrouverais-je un livre qui me transporte autant ?

Note : dans le cadre de l’opération visant à désencombrer mes étagères, je cède ce livre gratuitement au premier qui m’en fera la demande.

Skip the use

Je n’ai pas grand chose à écrire sur ce groupe outre que je trouve vraiment très intéressant. Encore un groupe français qui n’est pas prophète en son pays. (En même temps, ils chantent dans la langue de Georges Bush). L’album est dans les bacs depuis 4 mois déjà.

Nuit de folie

Voici un cadeau bonus qui rappellera aux moins jeunes d’entre nous la musique qu’on écoutait de part chez nous (et visiblement dans le reste du monde), dans les années 1980.