La Dordogne

, par  Laurent , popularité : 11%

Ouf ! J’ai enfin cinq minutes pour me consacrer à mon blog !

Car, je reviens de quelques jours de vacances en Dordogne et la reprise a été plutôt dure. Voici le résumé de mon séjour.

Gastronomie

J’ai survécu à un séjour Sarladais à me faire gaver comme les oies et les canards que nous mangions sur place.

J’ai d’ailleurs fait la connaissance avec une charmante tradition périgordine : les marchés nocturnes. Comme les marchés traditionnels, la place d’un village est occupée une fois par semaine par un marché. Mais ce que celui-ci a de particulier, c’est que de grandes tables et de longs bancs sont installés sur la surface de la place. Les stands restant en périphérie. En fait, les commerçants (souvent des producteurs du cru) vendent des plats régionaux [1], du vin local (du Bergerac, notamment), des desserts...

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Marché des producteurs
St-Genies le mercredi soir (image prise au mobilophone).

Ainsi, chaque convive se déplace d’un stand à l’autre afin de constituer son repas qu’il va déguster à l’une des grandes tablées au centre de la place. C’est une version moderne du banquet gaulois. Il s’agit d’une méthode très conviviale et sympathique pour prendre contact avec le terroir et la population périgordine. Un marché aux allures de fête champêtre. Le barde n’a pas été attaché à l’arbre, car durant toute la soirée, une musique jazzy à la Django Reinhardt rythmait nos coups de fourchette.

Sport et culture

Outre la gastronomie à la graisse d’oie, ces vacances étaient l’occasion de visites culturelles aux fond des gouffres et grottes karstiques de la région. C’est plutôt confortable quand dehors, la chaleur caniculaire tape avec ses 37°C à l’ombre, alors que les cavernes restent naturellement climatisées à 15°C 50m sous nos pieds. Nous en avons aussi profité pour faire un peu de sport : canöe-kayak et acrobranche.

En évoquant l’acrobranche, autant vous narrer l’anecdote suivante. Avec mon beau-frère Farid, nous avons décidé de passer une demi-journée à grimper aux arbres. Une après-midi, ma soeur ayant des copines résidants non loin d’où nous étions, nous l’avons laisser papoter avec celles-ci au bord d’une piscine privée. A cette occasion, nous avons choisi un site qui semblait remarquable. Un nombre incroyable de parcours, dans une chênaie accidentée, non loin de Sarlat. La Forêt des Écureuils que ça s’appelle. A l’arrivée le paysage nous plait bien. Beaucoup de hauteurs, de longues tyroliennes et beaucoup d’ombre [2]. Devant le bureau d’accueil, un petit homme rondouillard aux cheveux blancs nous à l’air angoissé nous interpelle :

« C’est pour le Paint-ball ou les parcours dans les arbres ? »

« Ben, c’est pour l’acrobranche », nous répondîmes.

« Ah ! C’est bête... Les parcours son fermés... C’est à cause d’un flou jurdique... Les nouvelles réglementations, tout ça... Mais si vous revenez la semaine prochaine, ce sera ouvert. Les inspecteurs vont repasser... C’est embêtant, mais la situation va se régler... »

« Le parc est fermé, c’est ça ? Mais qu’est-ce qu’il s’est passé ? »

« Ben... Heu... Rien, pas grand chose... La semaine dernière, nous avons eu un incident... Une petite fille a chuté... Enfin, rien de grave ! Hein ! Rassurez-vous... Mais nous avons eu une inspection du cabinet de certification et il paraîtrait que certains de nos câbles soient trop vieux... Tant que le flou juridique n’est pas réglé, nous ne pouvons réouvrir... Mais repassez la semaine prochaine, ce sera ouvert ! »

Je ne ferais pas d’autres commentaires. Mais, c’est malheureux qu’en pleine saison touristique ce modeste gérant d’un parc de loisir ai dû fermé à cause d’un “flou juridique” concernant les agrès de sécurité des visiteurs. Mais, c’est rassurant de savoir que les organismes de certification veillent sur nos vies. [3]

Heureusement pour nous, juste à un jet de pierre, de l’autre côté de la route, il y avait un autre parc proposant de l’acrobranche : l’Indian Forest Périgord. Moins haut, moins beau , proposant moins de parcours et aussi plus cher. Mais, celui-ci, il était ouvert ! Et victime de son succès (ou de l’infortune de l’autre), c’était un peu l’usine. Nous nous sommes bien amusés quand même.

Farniente

Et sinon, pour clore le récit de mes vacances, j’ajouterais qu’au programme, il y a eu aussi pas mal de glandouille dans le jardin de la maison de campagne de mon oncle et ma tante qui nous hébergeait. Un bel et grand corps de ferme en plein desert [4] dont la terrasse offre une vue dégagée sur la campagne périgordine, les prés à vache, les épais buissons de mûriers le long des sentiers, les forêts à sangliers et aussi le donjon du château du Masnegre émergeant de toute cette profonde nature. Le lieu-dit "La Cougerie", ses quatre habitants et ses 2000 poulets ne vous diront sûrement rien.

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Vis à vis à la Cougerie

Sinon, une adresse web intéressante à noter dans vos bookmarks : www.huberte-albie.fr
Vous y trouverez de vrais produits du terroir périgordin façonnés de manière artisanale. J’ai vu la ferme où ça se fait, je confirme.

Voir en ligne : La Cougerie se trouve dans cette commune : Tamniès

[1Enfin, plus ou moins, j’ai vu qu’ils y vendaient aussi de la paëlla et des spécialités de crêpes bretonnes.

[2Je crois que j’ai déjà dit que la température extérieure était de 37°C à l’ombre et le soleil pesait lourd.

[3N’aurait-il pas pu faire vérifier ses installations en mai ou juin ? Avant la saison touristique ?

[4Trou-du-cul-du-monde.com.