Pas grand chose ces derniers jours...

, par  Laurent , popularité : 1%

Ces derniers temps, j’ai négligé un peu mon blog. C’est vrai, mea culpa. En même temps, je n’avais pas grand chose à dire : le déménagement de Stéphane et Sophie, c’est bien passé, ils cherchent maintenant comment faire de la place pour mettre tous leurs biens. Je les ai laissé le week-end dernier noyés sous les cartons.

En ce qui me concerne, une fois n’est pas coutume, mon temps libre est en parti accaparé par un jeu vidéo diabolique : GTA San Andreas.

Une autre partie de ce temps a été occupé par le visionnage des DVD de la série : Red Dwarf.

GTA San Andreas

Peut-être que vous savez que les jeux vidéos ne sont pas mon fort. Je m’en lasse vite et je ne les fini jamais. Mais, là, fort de l’expérience d’un jeu de la même game GTA III, j’ai profité de la récente baisse du prix du jeu pour me l’approprier.

GTA:SA est un jeu diabolique ! Et ce, à plus d’un titre.

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GTA San Andreas
La jacquette du jeu.

Le jeu est très prenant. Le personnage évolue dans un univers virtuel grand comme une ville entière qui ressemble beaucoup à Los Angeles. Il peut se déplacer, vivre, voir ses amis, faire du sport, manger... Il faut surveiller son poids, améliorer son sex-appeal, apprendre à mieux conduire, etc.

Non, ce n’est pas les Sim’s. Nous sommes loin de l’angélisme des jeux pour pré-adolescents. D’ailleurs, sur la boite, il est bien indiqué : 18 ans ou +. Quand j’écrivais que le jeu était diabolique, c’était aussi pour indiquer qu’il n’était pas très politiquement correct.

Dans GTA:SA, comme chez son grand frère GTA III, le personnage que le joueur manipule est un gangsta voleur de voiture. Au début, son but est de monter dans la hiérarchie du gang de son quartier et de défendre ses couleurs et son territoire. Pour ça, tous les coups sont permis : vol de voiture, trafic de drogue, cambriolages, règlements de compte et même meurtre afin de voler les textes d’un rappeur très connu. En plus de ça, il faudra constamment améliorer votre personnage, lui permettre d’augmenter sa fortune (soutenir des prostituées, racketter des commerçants...). Il faudra aussi éviter de se faire manipuler par des flics pourris jusqu’à la moelle, qui ne veulent pas forcément te faire arrêter mais te faire exécuter les sales besognes du genre : mettre le feu à un squat.

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GTA San Andreas

Ce jeu est 100% immoral ! Mais ce fait est contrebalancé par l’incroyable sentiment de liberté du jeu, par son intrigue non-linéaire, et toutes ses sous-intrigues possibles et imaginables, ses jeux à l’intérieur du jeux (courses de voiture, concours de danse, infiltration, RPG, shoot them’up, pacman like...) qui rendent le jeu fascinant et addictif.

Red Dwarf

Lors de notre dernière rencontre ludique, mon cousin m’a prêté une série de DVD. Il s’agissait d’une série anglaise nommée Red Dwarf. Il s’agit d’une très bonne sit-com de science-fiction, jusqu’à présent inédite en France à l’exception de quelques chaînes confidentielles du câble.

Ce qu’il faut savoir, c’est que cette série date de 1988 et a connu un succès de près de dix ans outre-manche. L’humour de cette série repose sur le côté extrêmement parodique des grosses séries et des films de science-fiction (Star Trek, Star Wars, Alien...), mais aussi sur l’humour anglais et la personnalité particulière des personnages principaux.

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Red Dwarf

La série raconte l’histoire de Lister, de Rimmer et de Cat enfermés dans un vaisseau spatial à la dérive à 3 millions d’années de voyage de la Terre. En effet, pour le punir d’avoir introduit un corps étranger (un chat) dans le vaisseau minier nommé Le Nain Rouge [1], le capitaine fait enfermer Lister (un glandeur fini) en stase temporelle pour 18 mois. Lister en sera libéré par l’ordinateur de bord HOL, 3 millions d’année plus tard. En effet, une fuite radioactive a décimé l’équipage. Il est le seul humain à bord. Toutefois, HOL, l’ordinateur de bord, a prévu pour tenir compagnie à Lister de matérialiser l’hologramme de la personnalité numérisée de son compagnon de chambrée mort pendant l’accident. Il s’agit de Rimmer, son supérieur hiérarchique arriviste et opportuniste qui ne rêve que d’une chose : devenir officier supérieur. La cohabitation est loin d’être gagnée.

Heureusement pour Lister, le chat qu’il avait introduit dans le vaisseau a eu un descendant. Ce qui lui fera une compagnie plus agréable. Par contre, en 3 millions d’années, l’espèce a considérablement évolué. Et le descendant du chat ressemble plus a un croisement entre James Brown et Prince qu’à un chat. Cat est l’un des personnages les plus drôle de la série.

- Pour vous mettre l’eau à la bouche, voici un petit extrait :

Au début de la série, la tâche principale de Lister et Rimmer était de réparer les distributeurs automatique de nourriture du vaisseau. Voici un petit extrait qui donne le style de la série.

LISTER : « It’s stupid anyway, all this maintenance business. The only reason they don’t give this job to the service robots is they’ve got a better union than us. »

(Tout ce boulot de maintenance, c’est stupide. La seule raison pour laquelle ils n’ont pas donné ce boulot à des robots, c’est qu’ils ont un meilleur syndicat que nous.)

- Un autre ?

The CAT is dancing along the corridor, spraying various items with a
small misting bottle.

CAT : « Hey, this is mine. That’s mine. All this is mine. I’m claiming all this as mine. Except that bit. I don’t want that bit. But all the rest of this is mine. Hey, this has been a good day. I’ve eaten five times, I’ve slept six times, and I’ve made a lot of things mine. Tomorrow, I’m gonna see if I can’t have *sex* with something. (Dancing away) Oooooooooow, yeaaaaaaah... »

(Cat parcours en dansant les coursives tout en vaporisant divers choses avec un flacon de parfum.
“ Hey, c’est à moi. C’est à moi. Tout est à moi. Je déclare que tout est à moi. Excepté ça. Je ne veux pas ça. Mais tout le reste est à moi. Hey, j’ai passé une bonne journée. J’ai mangé cinq fois, j’ai dormi six fois, et je me suis approprié plein de choses. Demain, je vais voir si je ne peux pas baiser avec quelque chose. (en dansant) Oooooooooow, Yeaaaaaaah...”)

Bref, même si elle fait un peu cheap et amateur ; cette série est le pendant britannique de notre Objectif Nul. Elle est très drôle et me rappelle l’époque où nous écrivions des parodies S-F pour le Yo-Channel.

[1Moi, j’aurais traduit La Naine Rouge plutôt, mais bon.